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Miicrobiologie

La tuberculose

LA TUBERCULOSE
La tuberculose due au bacille de Koch est une maladie qui était en nette régresion jusqu’à ces dernières années. La tendance s’est récemment inversée et les cas sont de plus en plus nombreux, en raison de l’épidémie de sida essentiellement, le bacille de Koch se comportant comme un germe opportuniste (qui apparaît à la faveur d’une immunodépression).
COMPRENDRE
L’infection se réalise par voie aérienne, touchant d’abord le poumon avant de parfois se disséminer dans l’organisme. – Le germe : il s’agit de Mycobacterum tuberculosis ou « bacille de Koch ». Les mycobactéries sont des bactéries pouvant ressembler à des mycoses. Le bacille de Koch est visible sous forme de bâtonnets colorés en rouge par la coloration de Ziehl. Cette couleur rouge résiste à l’alcool et à l’acide nitrique. Le bacille pousse sur milieu de Lovenstein uniquement, et en quatre ou six semaines. – La contamination se produit par voie aérienne (goutellettes en suspension) auprès d’un malade tuberculeux. Le premier organe atteint est donc le poumon, où se produit la primo-infection tuberculeuse.
Le germe va alors vivre au sein des cellules de l’organisme (les macrophages) et y rester inactif jusqu’à ce qu’il crée de nouvelles lésions, lors d’une immunodépression par exemple.
RECONNAÎTRE
Les différents aspects cliniques sont ceux de la primo-infection tuberculeuse, de la tuberculose pulmonaire commune et des formes disséminées. – La primo-infection tuberculeuse peut être totalement inapparente, ou bien se manifester par une fièvre peu élevée le soir, une asthénie (grande fatigue). D’autres signes sont notables : une atteinte oculaire (kératite et conjonctivite), cutanée (érythème noueux) ou digestive.
La radio des poumons montre une petite opacité (tache blanche) correspondant au chancre d’innoculation, associée à des ganglions médiastinaux.
L’évolution possible est la guérison (cas le plus fréquent), la disparition des symptômes avec apparition ultérieure (parfois des années après) d’une tuberculose. – La tuberculose pulmonaire est caractérisée par une altération de l’état général, une toux, l’absence de signes à l’auscultation du médecin, alors que la radiographie des poumons montre d’importantes anomalies, des « opacités » nodulaires. – La tuberculose disséminée : à partir d’une infection pulmonaire, de nombreux organes peuvent être atteints : – une tuberculose urinaire se traduit par un syndrome de cystite avec de nombreux leucocytes dans les urines (index, Analyses d’urine) ; – une tuberculose cérébrale ou une méningite sont possibles ; la ponction lombaire révèle alors un liquide riche en lymphocytes ; – une tuberculose péritonéale entraîne parfois des symptômes pouvant faire croire à une péritonite, plus souvent des douleurs abdominales avec de l’ascite ; la ponction montrera la richesse en lymphocytes ; – le mal de Pott est la localisation dans les vertèbres : les signes radiologiques de destruction osseuse sont importants. La tuberculose peut également être responsable de l’apparition de nombreux gros ganglions, d’atteintes du péricarde, du pharynx, des oreilles (otite grave).
Le diagnostic repose sur la découverte du germe sur des crachats, par tubage gastrique, sur le liquide céphalo-rachidien, sur un liquide de ponction d’ascite ou de plèvre. Il peut également reposer sur des critères histologiques par analyse de diverses biopsies sur les organes en cause.
TRAITER
Le traitement est à la fois curatif (association de trois ou quatre médicaments pendant six ou neuf mois) et préventif, surtout par la vaccination obligatoire en France : le BCG. – Le traitement curatif associe divers médicaments dont la toxicité est hépatique, rénale, oculaire, ou auditive : rifampicine (Rifadine*), ainsi que isomazide (Primifon*) et éthambuthol (Myambutol*), pirazinamide (Pirilène*) et streptomycine.
Par exemple, une tuberculose pulmonaire sera traitée par les trois premiers antibiotiques cités pendant neuf mois avec, au retour des résultats de la culture des bactéries, une adaptation au germe présent.
Il faut savoir que les germes, de plus en plus souvent résistants aux antituberculeux habituels, exigent l’association de très nombreux médicaments. – Le traitement préventif fait appel au BCG, obligatoire en France avant l’âge de six ans.
Son efficacité sera jugée par les timbres à la tuberculine. En cas d’absence de réponse, il faut pratiquer une intradermoréaction à la tuberculine ou IDR ; si elle est négative, il faudra effectuer une nouvelle injection de BCG.



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