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Miicrobiologie

Egrave

LA LÈPRE جذام
La lèpre est une maladie bactérienne, surtout présente en zones intertropicales, qui atteint la peau et le système nerveux. Les séquelles esthétiques ou fonctionnelles sont fréquentes et le traitement difficile.
COMPRENDRE
Le bacille de Hansen, responsable de la maladie, pénètre dans l’organisme par la peau ou les muqueuses pour déterminer par la suite différents types de lèpre. – La répartition géographique : la lèpre est endémique (présente en permanence) dans certains pays en voie de développement de la zone intertropicale et touche encore 15 millions de personnes. C’est une maladie favorisée par la malnutrition, le manque d’hygiène et la prosmiscuité. La lèpre n’est pas contractée en France métropolitaine. – La contamination : la lèpre est due à l’infection par Mycobacterium leprae (bacille de Hansen), germe uniquement porté par l’homme, transmis par contact cutané ou muqueux. L’incubation est très lente (plusieurs années) et la contamination se fait souvent dans l’enfance par des contacts répétés et prolongés avec un sujet atteint. – Le germe infecte muqueuses, peau et cellules entourant les nerfs (cellules de Schwann). L’évolution de la maladie vers la guérison spontanée ou une forme lépromateuse ou tuberculoïde dépend des résistances immunologiques vis-à vis-de l’infection de l’individu.
RECONNAÎTRE
Après la forme « indéterminée », la lèpre peut prendre une forme lépromateuse ou tuberculoïde. – La forme de début, dite « indéterminée », est caractérisée par la présence d’une zone cutanée dépigmentée sur peau noire ou d’une rougeur sur peau blanche, avec une baisse de la sensibilité à cet endroit. L’évolution se fait soit vers la guérison spontanée, soit vers l’une des deux formes de la maladie. – La lèpre lépromateuse est caractérisée par l’existence de nodules sous-cutanés et viscéraux (les lépromes). Ils sont parfois ulcérés et déforment les zones où ils se développent. Ils sont associés à l’inflammation de certains nerfs responsables de douleurs, de paralysies et de difficultés à la cicatrisation des lésions cutanées. Il existe des signes généraux : fièvre, fatigue, altération de l’état général. Cette dernière peut aller jusqu’à entraîner la mort. Cette forme de la maladie survient chez les personnes ayant de faibles défenses immunitaires, si elles souffrent de dénutrition par exemple. – La lèpre tuberculoïde est caractérisée par de petites lésions dépigmentées et pauvres en bacilles, associées à des atteintes nerveuses. L’aggravation est plus lente, il n’y a pas de signes généraux.
Le diagnostic de certitude est donné dans les trois cas par l’examen bactériologique d’un prélèvement de la muqueuse nasale ou celui d’un fragment cutané.
TRAITER
Le traitement curatif fait appel à une association d’antibiotiques à prendre pendant une longue durée. Par exemple, on associe la rifampicine (Rifadine*) au clofazimine (Lamprène*) et au sulfone (Disulone*) pendant trois à cinq ans pour les formes tuberculoïdes et pratiquement à vie pour les formes lépromateuses.
Pour le traitement préventif, il faut surtout découvrir et traiter tous les malades. Le rôle de l’OMS est sur ce plan très important dans les régions intertropicales